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Le tour du monde avec un enfant de 5 ans :  L’histoire de la famille Caméléon 

L’histoire de Catherine, Étienne et Léon, c’est l’histoire de deux parents qui sont partis faire le tour du monde pendant un an en sac à dos avec leur bambin de 5 ans. Ils partagent avec nous ici leurs plus gros défis et bonheurs.

Pourquoi avoir décidé de faire le tour du monde avec votre enfant?

Et pourquoi pas? Étienne et moi avons toujours voyagé avant d’avoir un enfant et le souhait de partager tout ça avec un petit être était pour nous évident suite à sa naissance. Lorsque Léon avait 6 petites semaines, nous étions partis à l’aventure avec lui et il nous a dès lors démontré qu’il était un excellent voyageur. C’est aussi à ce moment qu’on s’est dit que voyager avec un enfant était tout à fait possible. Et nous n’avons jamais arrêté depuis.

On avait envie de voyager et nous avions le goût de passer du temps, beaucoup de temps tous ensemble. Le souhait de marquer une pause professionnelle était présent, mais on voulait surtout avoir l’occasion de voir grandir notre garçon, d’assister au jour le jour à ses progrès. Nous avions envie qu’il apprenne, autrement. Une salle de classe peut être tellement plus qu’une pièce entre 4 murs!

On savait que tout voir et tout faire serait impossible pour une multitude de raisons. Ça aura parfois provoquer aussi de belles choses, de belles réflexions sur la lenteur, l’acceptation et le respect des rythmes. Être 24h/7 ensemble c’est un cadeau qui vient avec des défis, mais voyager avec un enfant est la plus belle carte de visite pour entrer en contact avec les gens.

Comment ça s’est passé côté nourriture? 

On a la chance d’avoir un enfant sans allergie qui a été habitué, dès les purées, à tout : les légumes, les fruits, les épices, le poisson, les légumineuses, etc. Ce fut donc très simple et une belle aventure pour son palais à lui aussi. On a mangé à nos hébergements, dans beaucoup de boui-boui à propreté douteuse, chez l’habitant, dans la rue, fait des pique-nique lors de randonnées… La plupart du temps, on s’est régalé et après près d’un an, on est heureux de dire qu’on a jamais été malade!

C’est aussi dans les marchés qu’on se ravitaille pour les collations : fruits séchés, légumes à couper en crudité, noix. Avec un enfant, il faut toujours avoir un petit quelque chose à manger sous la main : pour patienter dans le bus ou pour donner un p’tit kick pour terminer une excursion.

On aura dégusté des curry savoureux, découvert des dizaines de pommes de terres différentes au Pérou et visité un marché avec un local au Myanmar. On aura croisé la route de la délicieuse mangue dans 12 pays; c’était toujours la saison au fil de notre route! Léon sera tombé amoureux des fruits de la passion. On doit toujours en acheter si on en voit maintenant! Et on se souviendra longtemps de la patte de poulet trouvé dans le bol de soupe de Léon, en Bolivie!

 

La fameuse patte de poulet dans la soupe au marché du Sucre en Bolivie!

Vous êtes vous sentis en danger à un certain moment? 

Sur l’île de Sulawesi, en Indonésie, on a eu peur lors d’un transport entre Manado et Gorontalo. La route était prévue pour être longue : il fallait compter 8 heures pour faire 400 kilomètres. Et elle fut exténuante : le chauffeur conduisait avec rage et c’était pire qu’un mauvais film de « fast & furious ». Entre sa conduite rapide et dangereuse, ses dépassements toujours plus risqués, des faces à faces évités, ce fut une expérience stressante. La van, comme la plupart des véhicules croisés depuis notre départ, n’avait aucune ceinture de sécurité. Disons qu’à ce moment, en tant que parent, tu as la boule au ventre.

Outre cet épisode, jamais! On s’est toujours senti en sécurité. En même temps, avoir un enfant nous oblige à nous coucher tôt la plupart du temps et à ne pas traîner en pleine rue la nuit ce qui nous garantit une certaine sécurité.

Un des plus beau moment pour Léon!?

Forcément, Léon ne se souvient pas de tout (nous non plus, d’ailleurs!), mais il se remémore de nombreux moments. Léon a une grande mémoire photographique et il se souvient de petits comme de grands détails. Parfois, il nous raconte un truc qui s’est passé il y a 6-7 mois, un truc anodin qui pour lui a laissé un petit quelque chose dans sa mémoire.

Avant de quitter Montréal, nous avions dressé la liste des objectifs et souhaits de tous les membres de notre famille. Léon avait clairement nommé qu’il voulait faire de l’apnée. Lors de ses premières sorties en snorkelling, ses réactions quand il a aperçu les milliers de poissons multicolores et qu’il a nagé près de grosses tortues, demeurent un événement phare dont il parle régulièrement. C’était magique de le voir si ébahi devant tant de beauté; il découvrait pour la première fois un tout autre monde! Il a hâte de reprendre masque, tuba et palmes!

Quel a été votre pays préféré pour voyager avec un enfant? 

Parfois, on a eu un coup de cœur total pour le pays tandis que parfois plus pour une région ou une activité.  Notre objectif premier était de prendre notre temps. On désirait voyager par la terre, par les transports locaux, par les frontières terrestres. Pour nous, ça faisait partie de l’aventure, de notre aventure.

Choisir une destination est impossible, donc on en cible 4 : la Bolivie, le Cambodge, le Myanmar et le Sri Lanka. On a été accueilli partout à bras ouverts, entre l’Amérique du Sud et l’Asie. Tous les pays visités étaient friands des enfants et la planète est peuplée de belles et de généreuses personnes.

Avez-vous hâte de rentrer à la maison?

Oui et non. À ce moment-ci dans l’aventure à quelques jours de la fin, les sentiments sont assez mélangés. Il y a l’excitation de serrer nos proches dans nos bras et de passer du temps avec eux. Mais il y a aussi une certaine mélancolie que tout tire à sa fin, que cette liberté, ce nomadisme soit terminé. Il y a aussi des questionnements qui s’installent pour la suite : la peur de la routine et de la vitesse de la vie. Il y a donc beaucoup d’émotions dans l’air!

Du côté de Léon, la notion du temps est floue encore à son âge, mais il affirme clairement sa hâte de rentrer à la maison. Il est excité à l’idée de passer du temps avec ses amis et de retrouver ses jouets qui n’entraient pas dans son sac à dos!

Que diriez-vous à une famille qui se questionne à se lancer et faire le tour du monde?

Foncez! C’est un cadeau d’une vie qui ne se chiffre pas! Soyez prêts à être heureux mais aussi déstabilisés. Soyez prêts à rire aux éclats ou à en pleurer un bon coup tellement les moments intenses seront nombreux! Il y a de nombreuses occasions d’enseigner et de dialoguer avec son enfant. On l’aide à s’ouvrir, à respecter malgré les différences, à chérir la planète qui l’accueille. Comme à la maison, il y aura des jours à oublier, mais il y aura surtout d’innombrables souvenirs familiaux à bâtir, tous les jours, aux quatre coins du monde!

Si vous désirez en apprendre davantage sur leurs voyages, on vous invite à suivre leur page Facebook ici .

Catherine, Étienne et Léon 

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